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1 - Pourquoi la création de ce nouveau mouvement ?
Contre l'histoire falsifiée, le viol de nos consciences et l'éradication de notre culture.
1713, le traité d'Utrecht entre le royaume de France et le royaume d'Espagne est le dernier d'une longue série marquant l'annexion de nos provinces, ou partie de provinces pour la Flandre et le Hainaut. Louis XIV termine de former son pré carré géométrique dans nos Pays-Bas méridionaux, qu'aucun de ses successeurs, qu'ils soient « sans culottes », empereurs ou présidents, ne remettra en cause : ils étaient tous au moins d'accord sur ce point là !
L'histoire est passée par là, et la France a installé ses quartiers chez nous, avec son cortège d'hégémonie linguistique, d'histoire réécrite ou falsifiée... Notre sentiment régionaliste est aussi né de cette succession de viols de notre mémoire, de vol de notre identité (Nord-Pas-de-Calais en lieu et place de Pays-Bas !), de politique d'assimilation et d'intégration à la grande nation universelle-une-et-indivisible. C'est cela que nous n'acceptons pas. C'est contre ces falsifications que nous luttons.
2 - Qu'est-ce que l'Alliance Régionale Flandre-Artois-Hainaut ?
Nous sommes un mouvement culturel et politique, fédérant des sensibilités issues des mouvements régionalistes, fédéralistes et européens. Ce mouvement s'est constitué fin 2003 en vue de présenter une liste aux élections régionales de mars 2004. Nous avons consolidé dans l'action et la constitution d'un programme, ce qui aurait pu n'être qu'une brève rencontre. Ainsi est née l'ALLIANCE REGIONALE FLANDRE-ARTOIS-HAINAUT.
Nous sommes en très grande majorité des jeunes n'ayant jamais participé au débat politique traditionnel, et parfaitement inconnus du grand public. Nous n'avons aucune appartenance « idéologique » et ne dépendons d'aucun parti politique existant !
Ce qui nous motive, c'est l'amour de nos provinces et de notre Région, c'est notre révolte devant le jacobinisme persistant de l'Etat français, et devant l'image négative colportée en permanence sur notre Région, au cinéma, à la TV, dans la presse, à commencer par son nom, Nord-Pas de Calais.
Nous voulons changer radicalement cette image, car là est la clef de notre avenir ! Ceci est une priorité dans notre action ! Nous développons une réflexion sans complexes sur l'identité profonde de notre Région, sur ses racines les plus anciennes, sur sa culture et ses particularismes. Cette réflexion a toujours été occultée au profit de clichés et d'identités artificielles imposées et encouragées par l'idéologie jacobine qui n'a de cesse de tuer la mémoire des Peuples pour les empêcher de rêver et d'agir !
3 - Êtes-vous de gauche ? de droite ? du centre ?...
A voir...
Nous n'éprouvons nullement le besoin de nous positionner sous une étiquette ou une autre.
Le développement d'un peuple n'est pas affaire de droite ou de gauche. Nous ne nous positionnons pas par rapport à l'échiquier politique français décidément trop étriqué - mais bien plutôt dans sa troisième dimension, celle du régionalisme et du fédéralisme!
Nous sommes ET de droite, ET de gauche, en fonction de l'intérêt que cela représente pour notre Région, ses habitants, son image et son avenir.
Ni à droite, ni à gauche, mais au-dessus, vers le vrai nord géographique européen ! Vers le Septentrion !
Nous avons choisi le terme ALLIANCE pour exprimer cette volonté d'union que nous appelons de nos vœux.
4 - Êtes-vous des extrémistes flamingants ?
Ni l'un li l'autre.
Nous ne sommes ni flamingants, au sens linguistique de ce terme, car notre Région a toujours été trilingue : français, flamand/néerlandais et picard, ni extrémistes, ce qui est une évidence.
L' « extrémiste » est celui pour qui tous les moyens, y compris violents et illégaux, sont permis pour atteindre ses fins. Ce type de comportement est totalement étranger aux peuples nordiques, dont nous sommes, et à leurs valeurs, dont nous nous réclamons ! Il est signe d'immaturité politique et d'impuissance, et nous est culturellement étranger !
Nous sommes cependant inquiets de l'utilisation abusive de ce terme d' « extrémiste » par les tenants du mondialisme, les partisans du nivellement planétaire, et les promoteurs du grand marché mondial, pour qui tous les coups sont permis pour faire taire les Peuples.
L'utilisation de la délation, de l'amalgame et du lynchage médiatique pour faire taire dans l'opinion toute idée non conforme, c'est aussi cela l'extrémisme ! La révolte contre ce totalitarisme intellectuel est une nécessité pour maintenir des oppositions démocratiques à la pensée unique et à l'omniscience des pouvoirs en place.
Une démocratie vivante est faite pour être utilisée et entretenue par des débats contradictoires, dans un climat de liberté d'expression, et non pour être conservée sous la chape de plomb de la censure du « politiquement correct » !
Nous exigeons plus de démocratie, le recours aux référendums d'initiative populaire, à la proportionnelle, la mise en place du fédéralisme (y compris au sein de la Région pour contre balancer le poids de Lille), etc.
On est bien loin de l'extrémisme !
PS : Précision sur les « flamingants belges » : malgré leurs positions parfois radicales, AUCUN mort n'est à mettre à leur actif depuis qu'ils existent ! Ceci est vérifiable ! Ce qualificatif relève de préjugés tenaces chez nous, et non innocents, quand ce n'est pas de la haine !
5 - Quelles sont vos sources de financement ?
Propres...
Nos sources de financement sont exclusivement le fruit des cotisations des adhérents et de nos ventes militantes. L'ALLIANCE REGIONALE FLANDRE-ARTOIS-HAINAUT refuse toute subvention d'où qu'elle vienne afin de sauvegarder son indépendance.
6 - Êtes-vous anti-français ?
Oui... et non !
La France s'est constituée politiquement, sous la forme d'un Etat-Nation hostile aux peuples qu'elle a annexés. C'est cette conception jacobine et « fascisante » avant la lettre (le fascisme historique étant la doctrine du « tout-Etat », rappelons-le !) que nous combattons ! Et non les peuples de France (au pluriel) !
Nous aimons une Bretagne bretonne, une Alsace alsacienne, et l'affirmation pour chaque région de France de sa personnalité authentique : Corse, Catalogne, Pays-Basque, Occitanie, Savoie, Normandie, Bourgogne, etc. L'homogénéisation, l'uniformisation dans un moule « français » unique, et hyper centralisé, c'est l'appauvrissement généralisé de l'ensemble sur tous les plans.
Le culte de la différence n'est pas réservé qu'aux fromages !
Nous ne sommes pas anti-français dans le sens où, si « Français » il y a, pour nous, ce sont d'abord des Picards, des Bourguignons, des Savoyards, des Bretons, etc., des gens concrets, porteurs de leur histoire, de leur culture, de leur(s) langue(s) et de leur d'identité propre... qui doivent pouvoir choisir leur forme d'association politique autrement que dans un modèle qui serait figé pour l'éternité !
Mais nous refusons d'être d'anonymes portions d'Hexagone « inodores, tricolores et sans saveur », identiques de Duinkerke/Dunkerque à Ajaccio/Aiacciu. Nous sommes effectivement contre cette dernière définition du « Français », ce « Français » abstrait, véritable concept idéologique, symbolisé par l'hégémonie de sa langue construite au détriment des nôtres !
Nous en appelons dans notre programme ([voir]) à une République Fédérale des Peuples et Régions de France, et à un véritable pouvoir régional.
Nous sommes contre une France jacobine ennemie de ses Régions !
Nous sommes pour une France fédérale, chatoyante de ses différences !
7 - Avez-vous des modèles politiques ?
Oui...
Nous cherchons nos modèles dans notre propre histoire. Nous sommes le pays des beffrois. C'est ici que furent systématisées les libertés communales, contre la main mise du donjon et celle du clocher ! Lorsque le comte ne plaisait plus au peuple, celui-ci lui signifiait son congé !
Cet esprit s'est conservé en Suisse, où la démocratie n'a pas peur du peuple comme en France, et où les problèmes les plus vitaux se règlent par référendum populaire, obligatoire dans certains cas prévus par la constitution, les conditions pouvant même varier d'un canton à l'autre ! Nous évoquons dans notre programme l'image d'une Europe construite sur le modèle helvétique comparable à une « Suisse, puissance 100 » !
Pour les idéaux de liberté et de tolérance, nous nous référons également aux grandes démocraties nordiques.
8 - Avez-vous des relations avec d'autres mouvements politiques de france ou européens ?
Oui.
Nous recherchons des relations privilégiées avec les mouvements régionalistes, qu'ils soient français et/ou européens, en phase avec notre philosophie, ainsi qu'avec les mouvements fédéralistes. Ceci dit, nous sommes farouchement indépendants et pensons que le travail de prise de conscience régionale se passe ici, chez nous, et non ailleurs !
L'appartenance à l'ALLIANCE REGIONALE FLANDRE-ARTOIS-HAINAUT est incompatible avec toute appartenance à un parti politique quel qu'il soit.
9 - Comment vous positionnez-vous par rapport aux autres mouvements régionalistes ?
Sans état d'âmes.
L'ALLIANCE REGIONALE FLANDRE-ARTOIS-HAINAUT est solidaire de tous les Peuples qui luttent pour leur reconnaissance et leur survie culturelle, et par conséquent des mouvements qui les représentent. Nombreux sont cependant parmi ces mouvements, ceux qui ont des attaches particulières, voire des alliances tactiques avec tel ou tel parti national français, et ceci, de l'extrême droite à l'extrême gauche. C'est leur affaire !
L'ALLIANCE REGIONALE FLANDRE-ARTOIS-HAINAUT n'est pas un mouvement destiné à recycler les idées de tel ou tel parti hexagonal ! Ni pour participer à des opérations de diabolisation de partis non corrects politiquement.
Nous sommes farouchement indépendants, et nous le resterons.
10 - S'affirmer nordiques plutôt que nordistes, ou encore nordico-germaniques, n'est-ce pas du racisme ?
Non.
Le mot « Nordique » qualifie les pays et les Peuples riverains de la Mer du Nord comme le mot « Méditerranéen » qualifie les pays et les Peuples riverains de la Mer Méditerranée. En outre, la totalité des Peuples fondateurs de notre Région : Belges de l'époque romaine, Francs saliens, Saxons, Jutes, Frisons, Cattes, Bataves, etc. sont originaires des rivages nordiques. Comment peut-on nous appeler autrement ?
Ce terme nous dépeint pour ce que nous sommes. Il n'est pas plus « raciste » que le terme « méditerranéen » !
11 - Êtes-vous pour un repli « identitaire » ?
Non.
Dans la bouche de Français, souvent enfermés dans leur monolinguisme et leur chauvinisme, cette expression fait sourire.
Pour nous, vouloir l'effacement des frontières, l'enseignement des langues voisines, dont le néerlandais, la redécouverte de nos racines et la réinsertion dans le monde nord-européen, ça n'est pas un « repli identitaire ». Parmi nous, beaucoup connaissent et pratiquent couramment les voyages et les rapprochements avec les Pays du Nord, les Pays baltes et les pays slaves... !
Non, c'est l'enfermement dans le ghetto franco-français actuel, culturel, politique et linguistique, qui constitue un repli !
Notre économie et notre culture étouffent dans le Nord-Pas-de-Calais français, barricadé dans ses frontières et qui sent le moisi ! La Mer du Nord c'est l'ouverture vers le grand large ! Hexagons frileux s'abstenir !
Notre pensée est incompatible avec celle des « nationalistes » et « identitaires » français, dont l'action contribue à renforcer le modèle stato-national que nous combattons !
Nous sommes dans une dynamique de reconquête culturelle et politique, et non de repli identitaire !
12 - Êtes-vous des militants « ch'ti » ?
Non.
Le terme « ch'timi », littéralement « ce-toi-moi », a été créé dans les tranchées de 1914-18 par les poilus du sud pour dépeindre les poilus patoisants, « picardisants », du « Nord », terme popularisé dans le roman Les Croix de Bois (1919) de Roland Dorgelès, dans lequel le « ch'ti » se nomme Broucke, un... Flamand ! Il s'agit d'un terme caricatural pour décrire les dialectes picards parlés dans la Région, et notamment en Flandre lilloise. L'identité ne se réduit pas à l'usage d'une langue, même si cet élément est important, mais est constituée par un ensemble englobant des traits spécifiques multiples, liés à l'Histoire, à la position géographique, à la conception du monde, etc.
Il n'y a jamais eu de « ch'ti-land » ! Tout bricolage identitaire autour de ce concept n'a pour but que de nous maintenir dans le cul de sac du Norpad'calé avec ses caricatures bien connues. Certains promoteurs de la Grande Picardie, exploitant cette présence linguistique picarde, veulent nous agglomérer au sud, et de là à la grande banlieue de Paris, alors que nos intérêts nous poussent vers le Nord ! La Picardie est une région distincte et qui historiquement l'a toujours été. Les habitants de la Région, même « patoisants », ne se sentent pas « picards » !
Il en est parfois de même pour certains défenseurs du dialecte flamand qui veulent le déconnecter de sa forme culturelle, le néerlandais. Il s'agit toujours de renforcer la frontière mentale nous séparant de nos voisins du nord !
NB : l'ALLIANCE REGIONALE FLANDRE-ARTOIS-HAINAUTdéfend l'apprentissage des dialectes picard et flamand dans les écoles (voir notre programme)
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