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Une histoire de prés de quarante ans.
Avant de s'appeler Comilog, l'entreprise était connue en tant que Paris-Outreau, puis comme Eramet. Dans les années 60, le sénateur maire de Boulogne sur mer cherchait un projet et des financements. Un projet pharaonique pour l'époque atterrit dans la ville port de pêche et de touristes : Paris Outreau. Il fallait faire accoster des tankers transportant le minerai, le décharger à ciel ouvert et monter l'usine de fabrication en zone portuaire à proximité d'industries alimentaires. Les travaux commencèrent avant la fin de l'enquête d'utilité publique. Un seul commissaire, Monsieur Dumortier, y apporta des remarques.
Le chenal fut creusé pour l'arrivée des tankers. Une aire de remblaiement fut créé en pleine rade afin de décharger le minerai. L'usine fut montée avec sa torchère et ses fumées ocres.
Le creusement et le remblaiement créèrent une pollution de l'ensemble de la rade de Boulogne du fait de dépôts boueux facilement perceptible à marée basse depuis la digue de la Cléche. Les dépôts de minerai furent soumis aux vents et aux ruissellements. Sans compter l'aspect innovant d'un complexe industriel inédit sur un littoral touristique.
Dans ce vaste mouvement vers le progrès, l'entreprise Delpierre de traitement du poisson ferma ses portes. Le tourisme transmanche déclina vu la suppression des taxes (arrêt du duty free sur les bateaux) et vu le trafic détourné par Eurotunnel. Comilog s'arréta fin 2003. Ainsi la seule zone où l'immobilier chute en France s'appelle Boulogne sur mer. Il reste Nausicaa, fabuleuse promotion de la vie marine, bien que dans ce contexte, son attractivité diminue.
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