Canal de Seclin - ©Michel Lieven © Alliance Régionale Flandre-Artois-Hainaut
Nederlandse Versie
Accueil
Contact
Adhésion
Editos
Communiqués
Liens
Alliance Régionale ?
Qui sommes-nous ?
Que voulons-nous ?
Notre emblème
Notre programme
Synthèse
Culture et Identité
Les Pays-Bas Francais dans l'Europe du Nord
Economie et société
Réformes institutionnelles
Environnement
Histoire
Introduction
L'antique socle germano-belge
L’apparition du premier idiome germanique
Nos propositions
Blason de notre région
Le parlement des Pays-Bas français
Norpad'calé ? Non ! Pays-Bas français !
Outils militants
Tracts
Affiche
Autocollants

Le guide des prénoms régionaux

- Consulter notre édito [voir]

- Télécharger le bon de commande [télécharger]



Retour...

L'antique socle germano-belge

Dans ses Commentaires de la guerre des Gaules, César divise la Gaule en 3 parties(2), dont la Gaule Belgique, qui nous intéresse, située entre le Rhin, la Seine et la Marne (carte 1).

Quantité de témoignages d'époque (César, Tacite, Strabon… ) concordent sur le fait que cette Belgique était peuplée de Celtes, dont une partie, avant notre ère, avait été remplacée par des peuplades germaniques venues d'outre-rhin.

Sur les huit campagnes militaires qu'il mena en Gaule, César en mena six en Gaule Belgique. Il est considéré comme le meilleur expert de ces peuples, qu'il considérait comme « les plus valeureux de toute la Gaule ». César apporte sur ceux-ci une précision importante : « la plupart des Belges sont issus des Germains ; ils avaient autrefois passé le Rhin, et s'étaient fixés en ces lieux à cause de la fertilité du sol après en avoir chassé les habitants gaulois ».

NB : ces Germains, plus ou moins celtisés dans leurs coutumes, s'auto désigneront parfois eux-mêmes Celtes, ce qui compliquera le rôle des historiens par la suite ! Il est révélateur que l'historiographie francophone (française ou belge) privilégie toute interprétation « celtique » des Belges, afin de conforter le mythe d'un Hexagone uniformément « gaulois » depuis 2000 ans !

Les 4 peuples belges fondateurs

Parmi les 24 nations ou tribus belges dénombrées par César, quatre nous concernent directement(3), celles qui peuplaient notre actuelle Région des Pays-Bas français (carte 2):

- les Atrébates(4) donneront leur nom à l'Artois et à sa capitale Arras (Atrecht en flamand). On y trouve des centaines de toponymes d'origine germanique. Le Haut Artois est souvent désigné pour cette raison sous le nom d'Artois flamand.

- les Morins, entre la Lys/de Leie, l'Aa et la Manche, autour de Thérouanne. Ceux-ci avaient absorbé une vieille peuplade celtique ou préceltique, proche des Pictes d'écosse, les Ruthènes (du gaélique ruithan, courant marin). Ces derniers, contrôlaient le détroit du Pas-de-Calais depuis le Xe siècle avant notre ère. Ils avaient donné leur nom au littoral du Boulonnais : le littus ruthenicum. Les Morins leur succèderont comme « passeurs » vers la (Grande) Bretagne et s'affirmeront comme une puissance maritime avec laquelle César devra compter.

- les Ménapiens, qui constitueront une partie de la future Flandre. Leur première capitale sera Cassel/Kassel (Castellum Menapiorum) après qu'ils en eurent chassé les Morins vers l'ouest. Leur territoire s'étendait de l'Aa aux bouches de l'Escaut/de Schelde et à la Lys /de Leie. Ils seront par la suite eux-mêmes refoulés vers l'est par la poussée saxonne et les invasions maritimes. Ils s'établiront dans le Tournaisis, puis dans la Hesbaye (région naturelle autour de Liège). Submergés plus tard par d'autres peuples germaniques, leur nom disparaîtra de l'Histoire.

- les Nerviens des actuels Cambrésis et Hainaut (du sud et du nord), capitale Bagacum (Bavay). Ce peuple était organisé en société militaire, et, selon César, interdisait son territoire aux marchands venus du sud. Fiers de leurs ascendances germaniques incontestées, les Nerviens opposeront la résistance la plus farouche à Rome qui le leur fera payer très cher.

Ces quatre peuples différaient toujours selon César, des autres peuples de la Gaule par leur langage, leurs institutions, leurs lois et leurs habitudes de vie restées germaniques. Ils auraient cependant adopté les dieux celtiques et le système druidique.

Il convient donc, en toute logique, et avec les spécialistes de cette période, de désigner cette première couche de peuplement de germano-belge, par comparaison avec les autres peuples de la Gaule Belgique, qu'il faudrait désigner comme celto-belges. La Somme, jadis large barrière infranchissable de marécages et d'étangs, constituant probablement la démarcation entre eux.

Quant aux Gaulois proprement dits, ils séjournaient au sud de la Seine.

Nos ancêtres n'étaient donc pas à proprement parler Gaulois !

NB : il conviendrait également, pour ce motif, d'utiliser le terme belgo-romain plutôt que gallo-romain, pour décrire l'influence de la civilisation romaine dans nos contrées.

Note 2 : Les autres parties sont la Gaule Celtique, s'étendant de la Seine jusqu'à la Garonne, peuplée de Celtes que les Romains appelaient « Gaulois », et l'Aquitaine, s'étendant de la Garonne aux Pyrénées.

Note 3 : Nous avons volontairement limité notre étude à la Région. Les frontières étatiques étant des plus artificielles, la continuité ethnique avec les régions belges et néerlandaises voisines est évidente.

Note 4 : A noter la présence d'importantes implantations de Belges atrébates et ménapiens à l'ouest et au sud de Londres. Ces Belges « anglais » étaient connus sous le nom de bolg ou fir bolg (étym. belge : bolg, pantalon en gaélique, désignait les Germains celtisés qui ne portaient pas la toge). Autre sens du mot « belge » : hargneux.

Suite...

© Alliance Régionale | Contact | Ajouter à vos favoris | Mettre en page de démarrage | Liste de diffusion