34ème Marche silencieuse de la Peene – 24 avril 2010
Bienvenue à tous pour cette 34ème marche de la Peene.
Bienvenue à nos frères de Flandre du nord et des Pays-Bas. Leur présence témoigne que nous appartenons au même peuple, écartelé sur 3 Etats européens, qui a la nostalgie de son unité historique.
Welkom aan onze broeders uit het noorden,
Gelieve mij te verontschuldigen voor de toespraak die zal volgen in het frans. Maar vandaag, na meer dan drie eeuwen verbod, is het vlaams aan het verdwijnen.
Ik zou van deze gelegenheid gebruik willen maken om u te zeggen, dat zelfs in het frans, we rasechte Vlamingen zijn en zullen blijven!
We steunen zonder voorbehoud de vrijmakende beweging van de Noord-Vlamingen en in het bijzonder zijn taalstrijd.
Blijf vechten om niet te worden als Frans Vlaanderen !
Jullie zijn onze trots en die hebben we nodig!
Bienvenue à tous ceux qui ont compris le sens de cette marche annuelle, dont l’objet dépasse désormais de loin la simple commémoration du moment le plus tragique de notre histoire.
Cette marche est désormais la marche de l’IDENTITE flamande, et en cette année où le pouvoir parisien impose officiellement et obsessionnellement le « métissage de masse » et criminalise toute référence à une identité européenne, nous devons rappeler avec force qui nous sommes, nous Flamands, depuis la nuit des temps.
Nous assistons, impuissants, à la mise en place d’un Nouvel Ordre Mondial marchand et financier, sous le signe d’une idéologie qui prône la suppression des peuples enracinés, derniers obstacles à la domination des lobbies mondialistes. Le résultat, nous le voyons, c’est l’avènement d’une société monstrueuse et ingouvernable !
Les petits peuples, a fortiori minoritaires comme le nôtre, sont particulièrement vulnérables à ces bouleversements. Mais en même temps, ils constituent des réserves de résistance identitaire que n’ont plus les masses déracinées, fondues dans le moule sans âme du jacobinisme et auxquelles on impose une nouvelle identité purement administrative et idéologique, l’ « identité française ».
C’est bien la raison pour laquelle nous devons affirmer sans complexes notre propre identité et renforcer l’esprit COMMUNAUTAIRE flamand (et européen !) sous tous ses aspects. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard, si ce mot de « communautarisme » fait peur aux intégristes républicains de tous bords ! C’est bon signe !
Nous Flamands, ne pouvons pas nous contenter de rester cantonnés sur le seul territoire autorisé de la défense du « Vlaemsch » et de quelques sympathiques traditions populaires ! La Flandre n’est pas une entité protégée et à l’abri des bouleversements ethniques actuels, sans précédents dans les 30 millénaires d’histoire des peuples européens !
Nous sommes tous, autant que nous sommes, héritiers d’une région, d’une famille, d’une race, d’une langue, d’une culture. C’est ce qui fait la diversité et donc la richesse du monde. Cet héritage constitue le socle de notre « identité ».
Qu’est-ce que l’identité flamande ?
Pour savoir ce qu’est l’identité flamande, nous devons définir tout ce que nous avons en commun, nous Flamands, et tout ce qui nous rend différents des « autres ». Et la liste ci-après n’est pas exhaustive !
- notre positionnement géographique, nous définissant comme « Nordiques », c'est-à-dire « riverains de la Mer du Nord » ...et non « Méditerranéens » !
- nos racines charnelles les plus lointaines nordico-germaniques...et non « gauloises », « latines », « espagnoles » ou « Ch’ti ». Celles-ci nous rendent plus proches d’un Flamand d’Ypres/Ieper ou d’Anvers/Antwerpen, que de n’importe quel citoyen français du centre ou du sud. D’ailleurs, nous partageons depuis toujours le même nom de peuple : « FLAMAND » et le même emblème national, le « Vlaamse Leeuw » du Westhoek et de Douai jusqu’à la Zélande !
- notre histoire millénaire, dans laquelle, pour nous, Bouvines (1214) est une défaite et Courtrai (1302) une victoire...et non l’inverse !
- notre langue flamande plus ancienne que le français, parlée par tous nos ancêtres, ayant forgé à jamais nos noms de famille et les noms de nos villages.
- notre spiritualité si particulière, qui doit autant au christianisme qu’à la religion traditionnelle des Francs et des Saxons qui la précédait (le « paganisme »), mais également marquée par la résistance farouche à l’Inquisition et par la liberté de penser.
- notre système de valeurs, notre conception du monde et notre passion pour l’indépendance et la liberté d’expression.
- nos paysages et nos ports, arrachés à la mer et façonnés par un peuple dont les qualités de travailleurs sont proverbiales. Notre industrie et notre agriculture, longtemps à la pointe de l’Europe.
- nos innombrables traditions populaires, notre folklore, notre gastronomie, les produits de nos terroirs, etc.
- notre architecture (ne devant rien au génie espagnol !), nos fiers beffrois, constructions symbolisant nos libertés chèrement acquises, et non une quelconque « soumission » religieuse !
- l’image que les gens du sud ont de nous, y compris les stéréotypes physiques et mentaux, sans oublier une mentalité et des traits de caractère qui ne sont pas ceux des gens du sud !
- Et n’oublions pas ce sentiment diffus, exprimé par énormément de gens, souvent avec émotion, y compris bien loin du Westhoek, de se « sentir flamands et fiers de l’être », sans autre justification
Nous appartenons à une ethnie spécifique, alchimie complexe de tous ces ingrédients. C’est cela l’ « identité » qu’on voudrait nous faire oublier. Elle s’inscrit dans le double droit du sol et du sang ! Nous ne négligeons pas cependant les trois siècles de francisation à outrance qui ont contribué à nous rendre étrangers à nous-mêmes, et à nos frères du nord (belges). C’est un fait, même si nous combattons cette fatalité ! Défranciser idéologiquement nos esprits est indispensable à tout redressement de notre petite patrie ! C’est un effort de chaque jour !
Parce que cette identité est forte, on ne peut la réduire à un seul des critères que je viens d’énumérer. Même si la langue est un élément essentiel de différenciation, elle n’est pas le seul critère ! Un peuple peut changer de langue (cf. : les Irlandais), comme de religion ou de citoyenneté... mais pas d’identité ethnoculturelle, sous peine de disparition pure et simple ! L’enfant qui ne parlerait plus le flamand alors que ses parents ou grands-parents le parlaient couramment ne serait plus flamand ? Cette idée absurde, souvent entendue, est un héritage du jacobinisme linguistique.
Enfin, définir son identité, c’est se nommer en tant que membre d’un peuple ou d’une nation. C’est nommer ce peuple ou cette nation. Nous sommes des Flamands d’Europe, de citoyennetés administratives diverses (française en ce qui nous concerne).
Notre Région, c’est la Flandre et non le « Nord Pas de Calais » des Jacobins, ni le « Chtiland » des incultes et des « déculturés ». Nous revendiquons une Région Flandre autonome et maîtresse chez elle !
Notre plus grande patrie, c’est l’Europe des Peuples et non l’Union Européenne sans âme des mondialistes et des marchands !
Pour conclure, défendre son identité, c’est accepter que l’autre défende la sienne, c’est vouloir un monde multiple où chacun puisse vivre sur le sol de ses ancêtres selon ses valeurs et ses lois, c’est respecter, partout à travers le monde, tous ceux qui défendent avec courage et honneur leur mode de vie et leur vision du monde face au rouleur compresseur du mondialisme marchand. Notre combat est aussi un combat pour la liberté, la liberté de penser et d’exprimer ce que nous sommes et ce que nous avons toujours été ! Un combat fondamentalement anti totalitaire !
Parce que nous ne nous résignerons jamais à abandonner notre identité, je vous donne rendez-vous l’an prochain à Zuytpeene pour la 35ème Marche de la Peene.
Régis DE MOL
Président de l'Alliance Régionale Flandre Artois Hainaut
www.alliance-regionale.org
www.pays-bas-francais.org
Adresse postale :
Alliance Régionale Flandre Artois Hainaut
BP 40037
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